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JO 2024. Retour sur les Nantais en Équipe de France olympique depuis 1960

De Loïc Amisse en 1976 jusqu'à l'échec de Randal Kolo Muani en 2021, en passant par la bande à Henri Michel en 1984. Retour sur l'histoire riche du FC Nantes avec les JO.

Dans 6 jours, le vendredi 26 juillet, les Jeux Olympiques de Paris connaîtront leur coup d’envoi, reste que, pour le football, les joueurs seront sur les terrains dès le 24 juillet au soir. Pour l’Équipe de France, ce sera les États-Unis qui se présenteront en premier adversaire.

Cette année, aucun joueur, ni ancien, ni actuel, ni futur, du FC Nantes ne fait partie de cette Équipe de France olympique, malgré la présence longtemps préssentie de Quentin Merlin. L’occasion de faire une rétrospective sur les 60 dernières années de tournoi.

De 1960 à 1972, une Équipe de France décevante, et orpheline de Nantais

En 1960 d’abord, l’Équipe de France olympique, alors constituée d’une grande part de joueurs amateurs, n’arrive pas à dépasser les phases de poule, finissant derrière la Hongrie. Elle ne compte alors dans ses rangs aucun Canari. Le quota de Jaune-et-Vert n’augmente pas pour les 3 éditions suivantes, avec, à titre collectif, un quart de finale perdu face au Japon en 1968.

De 1976 à 1984, la montée en puissance des Nantais, et l’or olympique

À l’issue de la saison 1975-1976, le FC Nantes termine 4ème de Ligue 1, à seulement deux petits points d’une qualification européenne. Une saison plutôt satisfaisante donc, qui permet à 3 nantais d’être appelés par Gabriel Robert pour le tournoi olympique au Canada. Loïc Amisse, Bruno Baronchelli et Éric Pécout sont les heureux élus, devant se contenter de leur statut de remplaçants.

Une décision relativement payante qui permet aux Bleus de réitérer la performance de 1968 en se qualifiant pour un quart de finale contre l’Allemagne de l’Est (0-4) , après avoir largement battu le Guatemala et le Mexique, et en concédant le match nul contre Israël.

L’absence de l’Équipe de France aux Jeux Olympiques de 1980 en URSS fait office de leurre pour des Bleus qui arrivent en 1984, à Los Angeles, avec une équipe tout juste sacrée championne d’Europe.

Un vrai test pour un homme, bien connu des Nantais : Henri Michel. L’ancien milieu a pris sa retraite des terrains deux ans plus tôt, après 16 ans passés avec le FC Nantes. Depuis, le natif d’Aix-en-Provence a pris les rênes de cette équipe olympique, qu’il compte bien mener aux sommets. Il appelle pour l’occasion un florilège de Nantais : William Ayache, Michel Bibard et José Touré qui ressortent d’une saison en demi-teinte sur les bords de l’Erdre, mais également Guy Lacombe, depuis parti à Toulouse, et Patrice Garande, qui ne rejoindra Nantes qu’en 1986.

Les Français passent, non sans difficulté, la phase de groupe, en devançant le Chili au nombre de buts marqués, avant d’éliminer l’Égypte puis la Yougoslavie. En finale, c’est le Brésil qui s’incline face à la France, sur le score de 2 buts à 0. L’Équipe de France est championne olympique pour la première, et seule fois, de son histoire.

De 1986 à 2021, la longue traversée du désert

Reste que, la fête demeure de courte durée. En effet, à peine sacrés, les Bleus disparaissent du paysage olympique. Jusqu’en 2021, ils ne participent ainsi qu’à deux éditions : la dernière en date à Tokyo, et celle de 1996 à Atlanta.

Les derniers Jeux Olympiques du XXème siècle se déroulent donc aux États-Unis, de quoi rappeler de bons souvenirs aux Français, sacrés sur ces mêmes terres 10 ans auparavant. Dans l’équipe, on retrouve les Canaris Claude Makélélé ainsi que Antoine Sibierski, accompagnés de celui qui prendra sa retraite à la Jonelière 16 ans plus tard : Sylvain Wiltord. La sélection conduite par un certain Raymond Domenech parvient à rejoindre les quarts de finale, éliminés par le Portugal (1-2).

Il faudra ensuite attendre deux décennies pour revoir le maillot bleu à un tournoi olympique. Décalée en 2021 suite à la pandémie de Covid-19, l’édition japonaise voit l’Équipe de France faire son grand retour, dans le groupe du Mexique, de l’Afrique du Sud et du Japon. Un retour qui se fait sous le signe d’un comportement semblable à un boycott de nombreux clubs, qui refusent de libérer leurs joueurs pour la compétition. Sylvain Ripoll doit ainsi compter sur ses deux « stars » André-Pierre Gignac et Florian Thauvin. Il appelle également le Nantais Randal Kolo Muani, qui n’a pas encore explosé avec le FC Nantes.

Le résultat est sans appel, après une défaite nette contre le Mexique (1-4) mais surtout une humiliation face au pays hôte (0-4), les Bleus repartent à la maison.

Trois ans plus tard, aucun nantais ne figure dans la liste de Thierry Henry pour cette compétition à la maison, malgré la présélection il y a quelques mois d’Alban Lafont.

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